Sommaire de l'article
- Passeport ou carte d’identité : que faut-il pour la Chine ?
- Visa ou exemption : les règles pour un Français
- L’exemption de 30 jours
- Quand demander un visa
- Le Tibet : une réglementation à part
- La carte d’arrivée en ligne
- Enregistrement à l’hôtel et règles de séjour
- Santé et vaccins : se préparer avant le départ
- Les vaccins
- Moustiques et hygiène
- Médicaments et trousse de voyage
- Assurance : pourquoi ne pas s’en passer
- Douane : ce qu’on peut (et ne peut pas) emporter
- Franchises
- Espèces et devises
- Marchandises prohibées
- Batteries, drones et photo
- Stupéfiants, CBD et législation locale
- Permis de conduire et transports
- Hong Kong et Macao : des règles distinctes
- Check-list avant le départ
Partir en Chine est devenu beaucoup plus simple pour les Français : plus de visa à demander pour un séjour touristique de moins de 30 jours, une carte d’arrivée que l’on remplit en ligne, des villes très bien équipées. Mais « simple » ne veut pas dire « sans formalités » : un passeport trop court, un motif de séjour mal choisi ou un médicament mal emballé suffisent à compliquer l’entrée.
Ce guide passe en revue tout ce qu’un voyageur français doit régler avant le départ : document de voyage, visa ou exemption, carte d’arrivée, santé, assurance, douane et règles de séjour. Il s’appuie sur les pages « Conseils aux voyageurs » du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, consultées le 4 octobre 2026 et mises à jour par le ministère le 15 septembre 2026. Les règles d’entrée étant décidées par les autorités chinoises, elles peuvent changer : revérifiez-les au moment de réserver puis quelques jours avant le départ.
L’essentiel à retenir :
- Passeport obligatoire (pas la carte d’identité), valide au moins six mois après votre sortie de Chine
- Exemption de visa jusqu’au 31 décembre 2026 pour 30 jours maximum (tourisme, affaires, visite familiale, transit)
- Carte d’arrivée à remplir en ligne, assurance santé et rapatriement indispensable, tolérance zéro sur les stupéfiants
Sources officielles : Chine – Entrée / séjour, Chine – Santé et Chine – Informations utiles (France Diplomatie), consultées le 4 octobre 2026.
Passeport ou carte d’identité : que faut-il pour la Chine ?
Pour entrer en Chine, il faut un passeport. La carte nationale d’identité ne permet pas de passer la frontière chinoise. Deux points sont à contrôler bien avant de réserver vos vols.
La validité. Le ministère français des Affaires étrangères indique que le passeport doit être valide au moins six mois après la date de sortie du territoire. Calculez donc à partir de votre date de retour, pas de votre date d’arrivée. Si votre passeport expire dans moins de huit mois, renouvelez-le : les délais de fabrication peuvent être longs en haute saison.
L’état du document. Le ministère rappelle que les voyageurs qui entrent ou quittent la Chine via l’Asie du Sud-Est, notamment la Thaïlande, doivent présenter un passeport en état impeccable : un document déchiré, abîmé, taché ou comportant une anomalie particulière peut entraîner un refus d’entrée ou de transit. Si vous combinez la Chine avec un autre pays, c’est une raison supplémentaire de remplacer un passeport usé.
Enfin, le type de passeport compte : l’exemption de visa ne s’applique qu’aux passeports ordinaires. Les détenteurs d’un passeport d’urgence (valable un an) ou de service n’en bénéficient pas.
Gardez toujours votre passeport sur vous en Chine : les étrangers sont tenus de le présenter lors de tout contrôle. Il sert aussi à acheter les billets de train à grande vitesse et à vous enregistrer à l’hôtel. Pour le reste de la préparation (paiement mobile, internet, applis), voyez notre guide préparer son voyage en Chine.
Visa ou exemption : les règles pour un Français
L’exemption de 30 jours
Selon le ministère français des Affaires étrangères, jusqu’au 31 décembre 2026, les titulaires d’un passeport ordinaire français qui se rendent en Chine pour 30 jours maximum et pour l’un des motifs suivants sont exemptés de visa : commerce, tourisme, visite familiale, visite d’échanges ou transit.
Quelques précisions importantes :
- Le motif doit correspondre. Tout autre motif que ceux spécifiquement autorisés vous expose potentiellement à un refus d’admission. Travailler, effectuer un stage ou étudier demande le visa adéquat, et le ministère souligne que le visa de tourisme (visa L) ne permet pas d’exercer une activité professionnelle.
- La durée est stricte. Pour le transit en particulier, le ministère prévient qu’en cas de non-respect de la durée, y compris à cause d’un retard de vol, le voyageur est considéré en infraction, et que les démarches consulaires sont rarement suivies d’effet. Évitez de réserver un vol de sortie trop proche de la limite des 30 jours.
- Un historique d’infraction peut jouer. Le transit sans visa peut être refusé aux personnes ayant déjà enfreint la législation chinoise sur l’entrée et le séjour.
- La date de fin n’est pas éternelle. L’exemption a déjà été prolongée plusieurs fois. Si votre voyage est prévu en 2027, vérifiez si elle a été reconduite avant d’acheter vos billets.
En cas de doute sur votre situation, le ministère recommande de se renseigner auprès de l’ambassade de Chine à Paris.
Quand demander un visa
Un visa reste nécessaire pour tout séjour de plus de 30 jours ou pour un motif autre que ceux de l’exemption. La demande se fait avant le départ, auprès de l’ambassade ou des consulats de Chine en France ou de leurs centres de visas. Le ministère renvoie vers le site de l’ambassade de Chine pour la liste des pièces à fournir ; des justificatifs sont généralement exigés, comme un billet de retour, une réservation d’hôtel, une assurance ou, pour un hébergement chez un particulier, une attestation d’hébergement.
Si vous obtenez un visa, vérifiez avant de partir la période de validité et le nombre d’entrées accordées : elles doivent correspondre à votre voyage, en particulier pour un visa à double entrée.
Le Tibet : une réglementation à part
Le visa pour la Chine ne permet pas d’entrer directement au Tibet, dont l’accès fait l’objet d’une réglementation particulière. Si le Tibet fait partie de vos projets, renseignez-vous sur les conditions d’accès avant de réserver quoi que ce soit, et consultez la rubrique « Sécurité » des conseils aux voyageurs.
La carte d’arrivée en ligne
Depuis le 20 novembre 2025, l’administration nationale de l’immigration chinoise (NIA) permet aux voyageurs étrangers de remplir en ligne leur carte d’arrivée avant leur venue, sur son site officiel (s.nia.gov.cn), via l’application « NIA 12367 » ou via un mini-programme WeChat ou Alipay.
Ceux qui ne l’ont pas remplie en amont peuvent le faire à l’arrivée, sur place, au poste de contrôle, via un QR code, des bornes ou un formulaire papier. Remplir le formulaire à l’avance reste plus confortable : vous évitez la file et les écrans à lire sur un téléphone encore sans connexion. Quelques conseils :
- Passez uniquement par le site ou l’application officiels de l’administration chinoise. Aucun service payant n’est nécessaire pour cette démarche.
- Recopiez vos informations exactement comme sur votre passeport.
- Gardez une capture d’écran de la confirmation, accessible hors ligne.
- Ayez sous la main l’adresse de votre premier hébergement et vos dates de séjour.
Quelques catégories de voyageurs sont dispensées (résidents permanents, voyageurs en transit direct de moins de 24 heures restant dans la zone du port, équipages, etc.) : si vous êtes dans l’un de ces cas, vérifiez la liste sur le site officiel.
À l’arrivée, sachez aussi que les étrangers font l’objet d’une prise de photographie et d’empreintes digitales. Prévoyez du temps, surtout aux heures d’arrivée de vols long-courriers : c’est un moment à ne pas caler dans une correspondance serrée.
Vols vers la Chine
Comparez les vols vers Pékin, Shanghai ou Chengdu, et laissez de la marge entre votre arrivée et votre première réservation.
Enregistrement à l’hôtel et règles de séjour
Les étrangers sont tenus de s’enregistrer auprès de la police de leur zone de résidence dans les 24 heures suivant leur arrivée, sous peine d’amende (le ministère évoque jusqu’à plus de 250 euros). Dans la pratique, l’hôtel s’en charge pour ses clients : c’est une des raisons pour lesquelles il demande votre passeport à l’enregistrement.
Si vous logez chez un particulier, l’enregistrement vous incombe : renseignez-vous auprès de votre hôte et de la police locale. C’est un point à garder en tête si vous comptez dormir ailleurs que dans un hôtel. Pour comparer des quartiers et choisir un hébergement qui gère ces démarches, notre article où dormir à Pékin détaille les secteurs pratiques pour un premier séjour.
Le ministère rappelle également que la loi chinoise prévoit des sanctions importantes pour les étrangers qui entrent, résident ou travaillent illégalement sur le territoire : rétention administrative, forte amende, expulsion, voire interdiction de séjour pouvant aller jusqu’à cinq ans.
Santé et vaccins : se préparer avant le départ
Les vaccins
Aucun vaccin n’est exigé à l’entrée pour un voyageur venant de France. Seule la fièvre jaune est obligatoire pour les voyageurs en provenance de zones d’endémie, y compris ceux ayant transité plus de 12 heures dans un aéroport d’un de ces pays.
Le ministère insiste en revanche sur un point : les vaccins recommandés en France sont aussi indispensables à l’étranger. Il faut donc être à jour du calendrier vaccinal, en particulier contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche et la rougeole. Une alerte concernant la hausse des cas de rougeole est d’ailleurs mentionnée dans les alertes du ministère pour la Chine.
Selon les conditions et la durée du séjour, d’autres vaccins peuvent être conseillés, parmi lesquels l’hépatite A, la fièvre typhoïde, la rage (surtout pour les jeunes enfants ou les séjours en milieu rural éloigné), l’hépatite B, l’encéphalite japonaise, ainsi que la tuberculose chez les enfants de moins de 15 ans en cas de séjours fréquents ou prolongés. Seul un médecin ou un centre de vaccinations internationales peut vous dire lesquels sont pertinents pour votre itinéraire : prenez rendez-vous plusieurs semaines avant le départ, le temps de réaliser d’éventuels rappels.
Moustiques et hygiène
Le ministère signale la dengue, le chikungunya et l’encéphalite japonaise, des maladies transmises par les moustiques. Le risque d’infection est important dans les zones tropicales ou subtropicales, mais presque nul sur le plateau tibétain ou celui, plus aride, du Xinjiang. Pour un circuit classique entre Pékin, Xi’an et Shanghai, le risque pour un voyageur de passage reste limité si l’on respecte des précautions de base : protection contre les piqûres de moustiques, fruits et légumes lavés soigneusement, pas de médicaments achetés dans la rue (risque de contrefaçons). Si votre itinéraire passe par les rizières du Guangxi ou le sud du Yunnan, ces conseils prennent plus de poids. Notre guide quand partir en Chine vous aide à choisir la saison selon les régions visitées.
Médicaments et trousse de voyage
Le ministère conseille de n’emporter que les médicaments strictement nécessaires, dans leur emballage d’origine avec les étiquettes originales, accompagnés d’une ordonnance portant le nom des médicaments en dénomination commune internationale (DCI). Il faut vérifier que chaque médicament est autorisé en Chine. Côté douane, le principe est celui de la « quantité raisonnable » et de l’« usage personnel » : si les médicaments ne contiennent pas de substance interdite à l’importation, ils sont traités comme les autres marchandises. Prévoyez traitements et moyens de paiement pour quelques jours de plus que la durée du voyage, en cas de vol retardé ou annulé.
Assurance : pourquoi ne pas s’en passer
Le ministère est catégorique : avant tout déplacement en Chine (Hong Kong et Macao compris), il est impératif de disposer d’un contrat d’assistance ou d’assurance couvrant tous les frais médicaux (opération chirurgicale, hospitalisation, rapatriement). Ces frais peuvent être très élevés et ne pourront en aucun cas être pris en charge par l’ambassade ou les consulats généraux de France. Faute de pouvoir justifier d’une couverture, le voyageur s’expose au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d’urgence vitale.
Concrètement :
- La carte européenne d’assurance maladie ne s’applique pas en Chine.
- Si vous comptez sur l’assurance de votre carte bancaire, lisez les conditions : plafonds, durée de séjour couverte, exigence de payer le voyage avec la carte, rapatriement inclus ou non.
- Vérifiez que le contrat couvre l’hospitalisation, l’assistance 24 h/24, le rapatriement sanitaire et, si besoin, les activités prévues (randonnée en altitude, par exemple).
- Emportez le numéro d’assistance et une copie de votre contrat, enregistrés hors ligne.
Il existe de nombreux contrats d’assurance voyage vendus par des assureurs ou des courtiers : comparez les garanties plutôt que le seul prix. Pour estimer l’ensemble des dépenses de votre séjour, consultez notre article sur le budget d’un voyage en Chine.
Où dormir en Chine ?
Hôtels à Pékin, Shanghai, Xi’an ou Chengdu, à comparer selon vos étapes. Les hôtels se chargent de l’enregistrement auprès de la police.
Douane : ce qu’on peut (et ne peut pas) emporter
Le ministère détaille la réglementation douanière chinoise. Voici l’essentiel pour un touriste.
Franchises
- Alcool de plus de 12 % : 1 500 ml.
- Tabac : 400 cigarettes, ou 100 cigares, ou 500 grammes de tabac en vrac.
- Autres marchandises : franchise en valeur de 2 000 RMB (5 000 RMB pour les résidents) pour l’ensemble des biens destinés à l’usage personnel pendant le séjour.
Espèces et devises
À l’entrée, les étrangers doivent déclarer à la douane les devises étrangères lorsqu’elles atteignent ou dépassent 5 000 USD, ainsi que les yuans au-delà de 20 000 RMB. À la sortie, des règles spécifiques s’appliquent au-delà de 5 000 USD (permis de port délivré par une banque). Pour un voyage touristique classique, vous serez très en deçà, car le paiement mobile et la carte limitent les besoins en espèces.
Marchandises prohibées
Parmi les produits interdits à l’importation figurent notamment les armes et répliques, les munitions, les drogues et substances addictives, ainsi que les imprimés, films ou enregistrements contraires aux intérêts de la Chine. Les produits d’origine animale et végétale sont aussi concernés : viandes crues ou cuites, produits de la mer, produits laitiers, œufs, fruits et légumes frais, feuilles de tabac et semences. Évitez donc de glisser dans vos bagages saucisson, fromage ou fruits frais, même pour un cadeau.
Batteries, drones et photo
- Batteries externes : depuis le 28 juin 2025, seules les batteries externes portant la certification CCC (China Compulsory Certification) sont acceptées à bord des avions en Chine. Si vous prenez des vols intérieurs, vérifiez la mention sur votre batterie, ou achetez-en une sur place.
- Drones : leur importation nécessite une déclaration préalable en douane, ils doivent être enregistrés auprès de l’administration de l’aviation civile chinoise, et l’usage, le transport et même le stockage d’un drone non enregistré sont interdits dans toute l’agglomération de Pékin. Pour un séjour touristique, le plus sage est de le laisser chez vous.
- Photographie : elle est interdite aux abords des enceintes à caractère officiel, notamment des sites militaires, et limitée dans les lieux de culte. Dans certains aéroports mixtes civil-militaire, photographier par le hublot est interdit.
Stupéfiants, CBD et législation locale
C’est le point sur lequel le ministère est le plus ferme. L’usage, la détention et le trafic de stupéfiants de quelque nature que ce soit, cannabis inclus, sont sévèrement réprimés, y compris à Hong Kong et Macao. La tolérance zéro est strictement appliquée, et les peines peuvent aller jusqu’à la peine de mort pour le trafic : la détention de plus de 50 grammes de stupéfiants est passible de la peine capitale.
Deux points surprennent souvent les voyageurs :
- Le CBD : l’usage, la détention et le trafic de produits contenant du cannabidiol, y compris les aliments, boissons ou cosmétiques, sont désormais prohibés en Chine, Hong Kong et Macao, et entrent dans la même catégorie que les stupéfiants. Laissez les huiles et tisanes au CBD à la maison.
- Les tests : en cas de contrôle en ville, des tests urinaires ou capillaires peuvent être effectués, et un test positif est sanctionné même si la consommation est antérieure à l’arrivée sur le territoire chinois.
Plus généralement, les autorités chinoises sont très rigoureuses sur les troubles à l’ordre public : une ivresse bruyante ou une bagarre peut mener à une détention, une amende ou une expulsion. À Hong Kong, la possession ou l’usage en public de cigarettes électroniques est interdite depuis le 30 avril 2026, avec des peines pouvant être lourdes, et à Macao il est prohibé d’apporter une cigarette électronique : n’en emportez pas.
Permis de conduire et transports
Si vous pensez louer un véhicule : l’accord entre la France et la Chine sur la reconnaissance des permis est entré en vigueur en août 2021. La Chine reconnaît les permis français en cours de validité accompagnés d’une traduction officielle, et leurs titulaires peuvent obtenir une autorisation de conduite temporaire d’un an maximum. Le ministère souligne toutefois que les contrôles de routine sont fréquents, que les sanctions peuvent aller jusqu’à la prison, et il recommande, pour les séjours courts, de louer un véhicule avec chauffeur, peu onéreux et répandu dans les grandes villes. La tolérance est nulle pour l’alcool au volant. Pour la plupart des circuits, le train à grande vitesse reste le meilleur choix : consultez par exemple notre itinéraire visiter Pékin en 4 jours.
Visites guidées en Chine
Excursions avec transport et guide, pour un premier contact sans stress logistique, notamment à Pékin et à Xi’an.
Hong Kong et Macao : des règles distinctes

Hong Kong et Macao sont des régions administratives spéciales avec leurs propres règles d’entrée. D’après le ministère :
- Les Français n’ont pas besoin de visa pour Hong Kong et Macao, pour un séjour de 90 jours maximum.
- À Hong Kong, le passeport doit être valide au moins un mois après la date de fin de séjour envisagée ; à Macao, au moins trois mois.
- Pour passer ensuite en Chine continentale, il faut remplir les conditions d’exemption de visa ; sinon, un visa chinois doit avoir été demandé avant le départ. Le ministère recommande vivement de le faire à l’avance, et prévoit un délai minimal de quatre jours pour un visa de tourisme demandé depuis Hong Kong, y compris pour Shenzhen.
Gardez en tête que la plupart des pays d’Asie exigent un passeport valide plus de six mois après la sortie : un document trop court peut vous empêcher de poursuivre votre route vers un autre pays de la région.
Check-list avant le départ
Voici un ordre de bataille simple, à reprendre pour votre dossier :
- 3 mois avant : vérifier la validité du passeport (six mois après la sortie) et son état ; renouveler si besoin. Contrôler le statut de l’exemption de visa si le voyage est en 2027.
- 2 mois avant : prendre rendez-vous avec le médecin ou un centre de vaccinations internationales ; souscrire l’assurance voyage avec rapatriement.
- 1 mois avant : réserver hôtels et trains ; préparer ordonnance (DCI) et médicaments dans l’emballage d’origine ; vérifier que la batterie externe porte la mention CCC.
- Quelques jours avant : remplir la carte d’arrivée sur le site officiel, enregistrer la capture d’écran, imprimer ou sauvegarder billet retour et réservations ; configurer le paiement mobile (voir notre guide de préparation).
- À l’arrivée : conserver le passeport sur soi, s’assurer que l’hôtel enregistre votre séjour dans les 24 heures.
Le ministère propose aussi de s’inscrire sur Fil d’Ariane, son service d’alertes pour les voyageurs à l’étranger, utile pour recevoir des informations en cas d’événement grave. En cas de problème sur place, l’ambassade de France à Pékin et les consulats généraux sont les interlocuteurs de référence, mais ils ne remplacent pas une assurance.
Avec un passeport en règle, une assurance solide, une carte d’arrivée remplie et quelques précautions, les formalités ne sont qu’une étape de plus. Il ne reste plus qu’à choisir votre itinéraire.
Questions fréquentes
Peut-on entrer en Chine avec une carte d'identité française ?
Non. Un passeport en cours de validité est indispensable pour entrer en Chine, la carte nationale d'identité ne suffit pas. Le ministère français des Affaires étrangères indique que le passeport doit être valide au moins six mois après la date de sortie du territoire.
Faut-il un visa pour la Chine quand on est français ?
Pas pour un séjour de 30 jours maximum au titre du commerce, du tourisme, de la visite familiale, de la visite d'échanges ou du transit. Cette exemption s'applique, selon le ministère français des Affaires étrangères, jusqu'au 31 décembre 2026 pour les passeports ordinaires. Pour un séjour plus long, ou pour un autre motif (études, travail, stage), il faut demander un visa avant le départ.
Faut-il remplir la carte d'arrivée avant le départ ?
Depuis le 20 novembre 2025, les voyageurs étrangers peuvent remplir en ligne leur carte d'arrivée avant de venir en Chine, sur le site officiel de l'administration nationale de l'immigration (s.nia.gov.cn) ou via son application. Ceux qui ne l'ont pas fait peuvent la compléter à l'arrivée, sur place, via un QR code, une borne ou un formulaire papier. Remplir la carte à l'avance fait gagner du temps au contrôle.
Quels vaccins sont obligatoires pour la Chine ?
Aucun vaccin n'est obligatoire pour un voyageur venant de France. La fièvre jaune n'est exigée que pour les voyageurs en provenance de zones d'endémie, y compris ceux ayant transité plus de 12 heures dans un aéroport de ces pays. Il faut en revanche être à jour du calendrier vaccinal français, notamment contre la rougeole, et demander conseil à un médecin ou à un centre de vaccinations internationales.
Pourquoi une assurance voyage est-elle indispensable en Chine ?
Parce que les frais médicaux (chirurgie, hospitalisation, rapatriement) peuvent être très élevés et ne seront pas pris en charge par l'ambassade ou les consulats. Le ministère français des Affaires étrangères précise que, faute de couverture, le voyageur s'expose au risque de ne pas avoir accès aux soins, y compris en cas d'urgence vitale.
Peut-on voyager avec ses médicaments ?
Oui, dans une quantité raisonnable pour un usage personnel. Gardez-les dans leur emballage d'origine, avec une ordonnance mentionnant les noms en dénomination commune internationale (DCI), et vérifiez qu'ils ne contiennent pas de substance interdite en Chine.
Les formalités sont-elles les mêmes pour Hong Kong et Macao ?
Non. Les Français n'ont pas besoin de visa pour Hong Kong et Macao (90 jours maximum), mais les durées de validité du passeport exigées diffèrent, et le passage vers la Chine continentale suit les règles de la Chine continentale.